societe-services

Les questions qu’un employeur n’a pas le droit de poser lors d’un entretien d’embauche

L’entretien d’embauche est régi par la loi quant aux questions qu’il est possible de poser aux candidats. Étape importante pour l’employeur pour pouvoir vérifier le profil d’un postulant à un poste proposé, celui-ci est toutefois tenu de poser certaines questions aux candidats et non d’autres. Il existe plus précisément 19 critères interdits et punissables par des sanctions légales dans la législation anti-discrimination.

Les critères d’appartenance

Le Code du travail stipule précisément que les informations qui sont demandées aux candidats doivent avoir un lien direct avec l’emploi à pourvoir ainsi que l’évaluation des capacités professionnelles du candidat.

Il existe des critères d’appartenance que le recruteur n’est pas en droit de demander lors d’un recrutement. Il peut s’agir par exemple de l’origine ; l’apparence physique ; l’âge ; l’appartenance à une ethnie ; l’appartenance ou non à une nation ; l’appartenance ou non à une race ; l’appartenance ou non à une religion.

Les convictions religieuses constituent par exemple une question interdite au moment d’un entretien d’embauche : la religion que le candidat pratique ou encore si celui-ci est chrétien, musulman ou juif… Cette question étant interdite étant donné que le domaine de la religion relève de la sphère privée. En ce sens, il n’a aucun rapport avec les capacités professionnelles dont l’entreprise ou le recruteur aurait besoin.

Les caractéristiques personnelles

Il s’agit ici d’état personnel du postulant. Il peut s’agir par exemple de : l’état de santé ; la grossesse ; la situation de famille ; le handicap ; les caractéristiques génétiques ; le patronyme.

Ainsi, la situation familiale, c’est-à-dire, que le candidat soit marié, divorcé ou célibataire, avec ou sans enfants, n’a rien à voir avec les aptitudes professionnelles du candidat et ne doit de ce fait pas intervenir dans la décision du recruteur, d’embaucher ou non le postulant. Il en est également ainsi de la situation professionnelle du conjoint.

Les opinions personnelles

Chaque individu peut être doté d’opinion personnelle que le recruteur n’est pas en droit de demander lors d’un recrutement. Il peut s’agir par exemple de la sexualité du candidat ; de ses activités syndicales ; de ses opinions politiques ; des mœurs ; de l’orientation sexuelle ou de l’identité sexuelle du postulant.

Entre autres, le recruteur n’est pas en droit de poser des questions ayant un lien aux idées politiques du candidat. Les sujets sur cette question varient énormément. Il peut s’agir de près ou de loin à des opinions sur la politique du gouvernement, ou encore un avis sur un politicien ou sur tout autre sujet qui fait débat. Car peu importe votre opinion, cela ne donne pas forcément d’indications sur vos compétences professionnelles ou sur votre personnalité. Il en est de même de l’appartenance syndicale. Les questions à ce sujet sont de type discriminatoire, portant ainsi atteinte à un semblant principe de liberté syndicale.

Quitter la version mobile